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La Cité internationale accueille tous les ans 12000 étudiants, chercheurs et artistes dans ses 40 maisons.

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10 000 étudiants, chercheurs et artistes accueillis chaque année, plus de 140 nationalités, 40 maisons, de nombreux services : la Cité internationale est un lieu unique au monde.

Propriété des universités parisiennes, la Cité internationale est une fondation de droit privé, reconnue d'utilité publique. Elle administre ses services et 18 résidences. 22 autres maisons représentent un état ou une grande école. Des partenaires publics ou privés, et des résidents impliqués, participent à la spécificité de ce lieu.

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Chaque année 1 000 événements culturels et intellectuels ont lieu à la Cité internationale. Ils sont organisés par les Maisons, les résidents et les services spécialisés.

A la Cité internationale, la culture joue un rôle de premier plan. Outre son théâtre, elle accueille en ses murs un orchestre, une chorale et un centre dédié la valorisation de son patrimoine architectural. Elle propose aussi des services destinés aux pratiques amateurs et à la recherche documentaire.

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Séminaires, forums, remises de prix, conseils d’administration, réceptions… Un service dédié aux colloques et congrès vous aide et vous conseille pour organiser vos événements dans des espaces de charme.

Grâce à son cadre exceptionnel, la Cité internationale propose aux organisateurs d’événements une palette complète de prestations : location de salons, service traiteur, en passant par l’installation de matériel technique ou l’intervention d’hôtesses d’accueil.

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Née de la mobilisation de grands industriels philanthropes en 1925, tels que Emile Deutsch de la Meurthe, John D. Rockefeller Junior ou David-David Weill, la CIUP a choisi de renouer avec cette tradition et de faire appel au mécénat des entreprises, des fondations et des individuels pour participer à ses importants besoins financiers et urgents pour mener à bien sa campagne actuelle de développement. 

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PAROLES D'ANCIENS

Paroles d'anciens

RENCONTRES

 Rencontres Internationales des Anciens de la Cité - 1er et 2 septembre 2012



Cheikh Hamidou Kane
Auteur, Président d'Enda Tiers-Monde
Ancien résident (1952-1953)

Ecrivain, penseur, homme politique, et porte-parole d'association, cet ancien résident de la Maison de Tunisie n'a pas cessé de s'engager pour remuer les consciences sur l'Afrique. Rencontre au café de Rome à Dakar, en 2004.

Quels souvenirs ont marqué votre vie étudiante parisienne et votre passage à la Cité internationale ?

Je suis arrivé à la Cité en septembre 1952, d'abord à la Maison de la France d'Outre mer, puis à la Maison de Tunisie, fraîchement ouverte. J'ai surtout été fasciné par le mélange de toutes les races et origines, notamment de notre continent africain alors en plein mouvement d'indépendance. Un de mes souvenirs les plus marquants fut d'avoir participé à une réunion entre tunisiens et étudiants d'Afrique de l'ouest, tenue par Bourguiba à son retour d'exil. Les occasions d'échanges culturels comme la Fête des Nations étaient également inoubliables.

L'immersion rapide dans une cité cosmopolite a-t-elle modifié les à priori sur la France et ébranlé quelques unes des certitudes du jeune étudiant peul que vous étiez ?

A mon arrivée en France, dans le milieu universitaire je m'attendais à ne trouver que des liens et des perspectives de nature coloniale, une prolongation de la relation élève-instituteur. Mais cette appréhension s'est trouvée en fait atténuée à mon arrivée. J'ai senti, qu'au-delà du colon, le français faisait face à de mêmes problématiques existentielles, intellectuelles ou spirituelles, que moi. Cela n'apparaît pas suffisamment dans L'aventure ambigüe, mais j'ai découvert que la société française et européenne avaient acquis des valeurs, comme la liberté de conscience ou encore la nécessité pour les religions de coexister entre elles tout comme ceux qui n'en ont pas. Ce qui était loin d'être évident dans les sociétés africaines.

Pourquoi vous impliquez-vous dans le secteur associatif africain ?

Je préside Enda-Tiers Monde depuis 20 ans. Cette association, créée par Jacques Bugnicourt en 1972, s'engage dans la lutte contre la pauvreté, elle travaille avec des groupes de base sur tous les continents, en Asie, en Amérique Latine, dans les Caraïbes, en Afrique et dans l'Océan Indien. Je suis également Président d'une association des amis de la culture peule, ainsi que de l'association Les enfants d'abord, qui en plus de vendre des cartes de voeux s'occupe des problèmes de santé avec l'UNICEF.

Justement, l'Afrique appelle aux bonnes volontés et ambitions de toutes sortes. Quel regard d'ensemble portez-vous sur la profusion des actions d'acteurs très diversifiées ?

Il reste beaucoup à faire pour mettre de l'ordre. Avancer en marche dispersée n'est pas possible. Les Etats doivent coopérer avec la société civile et les ONG coordonner leurs interventions pour identifier les vrais problèmes et trouver ensemble les solutions. Toutes ces actions doivent également progresser vers une approche régionale pour une réelle efficacité.

Si vous deviez être le "chasseur de têtes" de l'Afrique à construire, comment attireriez-vous les jeunes diplômés et cadres des autres continents ?

Dans le monde contemporain, si un chantier doit être celui de l'utile c'est bien celui du continent africain. Il est riche de potentialités humaines et matérielles. Le 21ème siècle que nous ouvrons doit être celui de l'Afrique. Ce continent doit retrouver sa vraie place en progressant vers l'unité, en gérant ses richesses considérables et en modernisant ses cultures et traditions. Il y a du travail pour tout le monde, notamment pour les jeunes qui ont la volonté de l'engagement.

Extrait des archives de l’Alliance internationale





Victoria Petrova
Ancienne résidente de la Maison des étudiants suédois (1995 à 1999)

Spécialiste du commerce international, cette jeune femme d’origine russe et bulgare est engagée dans l’Association des jeunes européens professionnels et milite pour les droits des femmes.

 Quels souvenirs gardes-tu de ton passage sur le campus ?

Je suis une ancienne résidente de la maison de la Suède. Je suis d'origine bulgare et russe, et il faut savoir que ni la Russie ni la Bulgarie n'ont une maison ici. Hélas, ou peut-être, heureusement, car de cette façon j'ai pu côtoyer des personnes de différents pays. La Suède est devenue mon pays d'adoption. Pendant deux ans, je me suis occupée d'organiser des événements, notamment sur la question suédoise à la Cité. Je garde une attache particulière à cette petite maison blanche aux volets bleus. Mais aussi à d'autres maisons, comme la Belgique (nldr : Fondation Biermans Lapôtre) où nous avons pu mettre en place des événements culturels pendant deux années.

 Quel est ton parcours et quelles sont tes activités aujourd'hui ?

Mon parcours est double, triple même. Sachant que je suis née en Bulgarie et que j'ai passé une grande partie de mon enfance et adolescence en Bulgarie, en apprenant deux langues étrangères, c'était un avant-goût de mes futures aspirations. Par la suite j'ai fait ma formation à l'Université d'Etat de Saint-Pétersbourg, mais aussi, à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et à l'Université de Paris 1. J'ai travaillé en Russie et en France, et j'ai pu connaître les différentes façons de travailler, ce qui est très enrichissant. L'adaptabilité et l'aspect interculturel sont des choses que j'ai acquises grâce à mon parcours. En ce qui concerne mes activités d'aujourd'hui, je suis de plus en plus liée aux affaires européennes et aussi à la traduction pour des organisations internationales, notamment dans le domaine de l'environnement.

 Tu es une membre active de l'Association jeunes européens professionnels, peux-tu nous expliquer les objectifs de ce mouvement ?

 Les "jeunes européens professionnels" est une association qui regroupe des jeunes européens de moins de 35 ans, actifs, chômeurs ou étudiants de la région Ile-de-France et qui veulent agir pour l'Europe quel que soit leur engagement partisan. Il faut préciser que les jeunes européens sont la branche jeune du mouvement européen qui est lui-même plus ancien que la construction européenne, puisqu'il a été créé en 1949. Les valeurs de ce mouvement me sont devenues proches parce que j'étais à la Cité internationale. Et elles sont presque identiques aux valeurs des pères fondateurs de la Cité, qui sont notamment de se connaître; ce qui permet aux peuples de se côtoyer au quotidien et de ne plus se faire la guerre. C'est une valeur qui est primordiale pour moi dans la construction de l'Europe !

 Tu es d'origine Bulgare, que penses-tu de la Constitution Européenne ?

En ce qui concerne le traité européen, au sein des Jeunes Européens Professionnels, nous avons lancé un groupe de réflexion qui s'appelle "Euro-Réflex", et nous avons passé au crible la constitution sur quatre pôles : l'économie, la protection de l'environnement, la dimension sociale, la diplomatie européenne et la défense commune. Je propose à tous les résidents et anciens de la Cité de nous rejoindre.Notre engagement pour la place des jeunes au sein de l'Union est très affirmé.
Après avoir lu la constitution et après avoir discuté avec des personnes qui ont travaillé à son élaboration, notamment au sein de la convention, première institution démocratique dans son genre qui a agi pour la construction européenne, et élaboré la charte des droits fondamentaux, j'estime que c'est une avancée considérable dans la clarification et la synthèse de la législation européenne qui est importante pour les citoyens. On se donne les moyens de pouvoir construire un avenir stable et paisible basé sur le partenariat et non pas sur la dépendance et cela est très important.

 - "Avec l'Europe, on se donne les moyens de pouvoir construire un avenir stable et paisible."- 

 Tu es également engagée dans les droits de la femme, quelles sont les actions que tu mets en place ?

Un événement s'est tenu, le 29 avril et est très symbolique en France, puisque c'est le 60ème anniversaire du droit de vote des femmes. Le ministère de l'égalité, sous l'égide de Simone Weil, a organisé un événement qui s'appelle 1000 femmes pour l'Europe. Il avait pour but de célébrer cet anniversaire des droits de la femme mais aussi de marquer leur engament pour l'Europe. C'est un élément très important pour la constitution européenne.

Interview réalisée à Paris en mai 2005.
Extrait des archives de l’Alliance Internationale.




  • Pascal Bongard

Appel de Genève (ONG) contre les mines antipersonnel
Ancien résident de la Fondation suisse (1992-1993)

Directeur pour l'Afrique et conseiller politique à l'ONG "Appel de Genève contre les mines antipersonnel", Pascal Bongard a été collaborateur de la commission des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR) en Ethiopie.

Entretien avec la Cité internationale universitaire de Paris en 2004.

Quelles ont été vos découvertes de l'Afrique durant vos années étudiantes à Paris ?

J'ai vécu à la Cité internationale de 1992 à 1993. J'en garde un excellent souvenir. C'est un véritable monde en miniature et un lieu de rencontre idéal pour des étudiants fraîchement débarqués de leur pays d'origine. J'ai découvert des personnes de tous continents. Je me suis lié d'amitié notamment avec des étudiants d'Afrique du Nord avec qui j'ai conservé des contacts depuis.W

Quelles missions occupe l'Appel de Genève en Afrique ?

Les mines antipersonnel ont été utilisés dans de nombreux conflits armés en Afrique. Résultat : des pays comme l'Angola, le Burundi, le Soudan ou la Somalie sont pami les plus affectés du monde. Complétant le travail de Campagne internationale contre les mines antipersonnel qui vise les gouvernements, l'Appel de Genève intervient auprès des groupes rebelles pour les engager dans le processus d'interdiction des mines antipersonnel. Plusieurs d'entre eux ont déjà adhéré à notre appel et coopérent à des programmes de lutte contre les mines (destruction de stocks, déminage, assistance aux victimes, etc) mis en place par des organisations partenaires. nous avons également réussi à faciliter un accord de déminage entre le gouvernement du Soudan, les rebelles du SPLM/A et l'unité antimines de l'ONU.

Quels sont les risques encourus par les volontaires d'ONG en mission dans des zones de tensions ?

Outre les maladies et accidents éventuels, les risques inhérents aux conflits sont réels, notamment dans les zones instables, mais une bonne connaissance du terrain ainsi que d'étroits contacts avec les acteurs locaux permettent de les réduire considérablement.


Le principal frein au développement de l'Afrique : les conflits internationaux et civils, pensez-vous que les Etats africains pourront, même davantage rassemblés, les résoudres seuls ?

Il est difficile pour moi de répondre à cette question. A l'image de la lutte contre les mines antipersonnel, je crois que la solution passe par la coopération internationale et la participation de tous les acteurs concernés, notamment la société civile. Cela dit, les efforts de certains pays comme le Kenya ou l'Afrique du Sud, ou d'organisations comme l'IGAD, dans la résolution des conflits en Afrique sont insuffisamment connus en Europe.

Extrait des archives de l’Alliance internationale



Anecdote de l'autre bout du monde par Aurélien Barbin

Je pars en vacances à Zanzibar, île paradisiaque de l’Océan Indien. Un petit problème de santé durant le voyage m’oblige à trouver un médecin alors que je me trouve à Matemwe, un village perdu sur la côte Est de l’île. Un Zanzibari, m’indique un « daktari » (médecin en Swahili).
Je me retrouve alors dans une petite maison de village. Une dame charmante m’accueille. Elle me parle dans un anglais tinté d’un accent qui m’est familier… Après 30 minutes, le médecin arrive enfin.
Petites lunettes sur le nez, imposant. Il entre dans son la pièce. Il était en consultation à 30 kms de là. La chaleur semble l’accabler. "Alors c’est ce jeune homme qui a besoin d’une consultation". En une phrase le personnage est démasqué. Un Belge à coup sûr ! La discussion s’engage. Deux francophones à Zanzibar ça rapproche.
Et puis après quelques banalités il me demande mon secteur professionnel. "Je travaille à la Cité internationale universitaire de…" Il me coupe. "de Paris, mais bien sûr ! Je connais bien, j’ai été résident de la Fondation Biermans-Lapôtre dans les années 60. J’ai même été président du Comité des Résidents". Il est ravi et moi aussi. Durant une heure il me raconte des anecdotes sur la Cité. Il revit ses années qu’il qualifie "d’inoubliables" à la Fondation Biermans-Lapôtre. Mais déjà nous devons nous quitter, il doit repartir en consultation. L'essentiel est là : je n’ai plus mal… en partie parce que j’ai rencontré un résident de « Biermans » à Zanzibar !

RIAC 2012

Rencontres Internationales des Anciens de la Cité
1er et 2 septembre 2012
www.riac.fr